Antarctica

Bon.
Je reviens sur ce que j’ai dit dans mon article précédent.
Je vais donc mettre entre parenthèse le but premier de ce blog car ma situation actuelle étant assez angoissante, pour une personne d’un naturel anxieux, je préfère m’épancher ici au lieu de chialer à tous bouts de champs ou recommencer ma dépression.

La semaine dernière je suis retournée sur Paris pour finaliser une demande de préavis de congé de mon appartement que je louais officiellement, sous-louais officieusement.
Tout ça c’est enclenché après ma dispute le mois dernier et me sentant de trop, il était temps pour moi de bouger. J’avais espéré attendre le 31 octobre, cela aurait fait 2 ans pile, m’enfin bon…

Vendredi donc, après une visite de la gardienne concernant les points de petits travaux de remise en état, je m’étais sentie soulagée. J’allais pouvoir démarrer ma nouvelle vie dans la maison prêtée par mon amie et son mari.

Deux jours après cette visite-conseil donc, mon amie, toujours muette à mon égard, m’envoie un texto pour me demander d’annuler mon congé d’appartement.

Euh… Comment dire…

En fait, elle s’était engueulée avec son mari, et pensant qu’ils pourraient bien se séparer, il voudrait sûrement revendre sa maison et donc me mettre à la rue avec. Donc, garder mon appart serait un filet de sauvetage.
Ce n’est pas la première fois qu’elle me dit qu’ils pourraient se séparer, m’enfin ça n’est jamais arrivé, mais là au moins elle pourrait se débarrasser de moi définitivement, vu à quel point elle n’en n’a plus rien à fiche de moi, depuis plus d’un mois maintenant.
Sauf qu’à peine 24h après, elle me dit qu’en fait ça va mieux. Point barre, pas d’autre explication.
C’est vrai que je suis un peu (voire beaucoup) drama Queen, j’ai tendance à faire le Calimero et à m’apitoyer.
N’empêche que là, mon AMIE, m’a foutu dans la merde royale : samedi matin j’ai envoyé une lettre en recommander A.R pour annuler ma demande précédente, et je me retrouve avec 2 options : soit le bailleur refuse que je garde l’appart et je risque de me retrouver à la rue si mes amis décident de ne plus m’héberger (avec ou sans rétribution), soit le bailleur accepte de revenir sur ma décision, je garde l’appart. Dans ce deuxième cas par contre, j’ai à nouveau 2 soucis : si je vis dans la seconde maison dans le nord, je paye l’appart à Paris à vide et me retrouve dans la merde financière, soit je sous-loue au risque de me retrouver dans la merde financière ET procéduriere si quelqu’un me dénonce ! Je n’aurais la réponse que demain par téléphone si j’appelle le bailleur, ou par voie postale dans quelques jours.

Et mon AMIE n’a pas l’air de piger la situation, mais comment le saurait-elle vu qu’elle ne me parle toujours pas ! Je pourrais forcer la discussion, mais en 14 ans d’amitié, forcer la discussion avec elle n’a jamais payé ! C’est toujours pire comme ça !
Comme je crois que la situation n’ira pas en s’améliorant et que l’impression constante qu’elle ne me parlera plus jamais sauf peut-être en voisine (et encore, elle ne parle pas aux voisins), le mieux que je puisse faire c’est emménager dans la maison d’amis, et attendre quelques temps encore. Par contre je n’attendrai pas DES mois.
Je demanderai une discussion claire car contrairement aux précédentes fois où j’étais devenue chiante sur plusieurs jours ou mois, là, il a fallu D’UNE seule confrontation avec sa mère pour qu’elle ne me parle plus.

La seule chose de bien qu’on m’ait dite récemment, c’est que c’était normal que je n’accepte pas tel ou tel comportement d’habitude de vie de mes hôtes. Et inversement.
Je m’explique : j’ai vécu 12 ans seule, et avant cela je vivais n’importe comment chez mes parents, chez qui il n’y avait aucune structure, aucun mode de fonctionnement normal et personne chez nous n’était en harmonie.
Depuis presque deux ans maintenant, je vis chez mes amis. Ils ont leurs habitudes, ce qui est normal; donc nous n’avons pas les mêmes. Ce qui me dérangeait chez moi quand quelqu’un cassait mes habitudes de vie, forcément va me déranger chez ceux chez qui je loge ! CQFD
Et ça, ça a enfin fait tilt dans ma tête.
Ce n’est pas une fin en soi, et ce n’est pas parce que c’est comme cela qu’il faut que je saoule mes hôtes à force de flicage et de chiantitude parce que nous ne vivons pas de manière similaire ! Je suis invitée on va dire, je dois faire des concessions; maintenant si ces concessions prennent trop le pas sur MON habitude de vie, alors là il faut retrouver mon indépendance. Dans mon cas, c’est la seule solution ou bien voir un hypnotiseur pour tout chambouler, ou réapprendre à vivre avec des gens, ce que je n’ai jamais appris à faire, tant chez mes parents c’était chaotique.

J’espère bien me faire comprendre, sinon de toutes façons ce blog est pour moi après tout.

Je ne sais pas si cela me servira de thérapie, tant j’en ai besoin. J’avais rendez-vous avec un psychiatre le 26, je n’y suis pas allée car j’étais à Paris. Et puis ce n’est pas la porte à côté. Il faudrait que j’en trouve un autre moins loin, mais déjà, si je met de la distance physique avec elle, mon amie de ❤, ça me fera du bien. Et à elle aussi.

Je pensais que nous étions un genre de famille recomposée, nous pouvons toujours l’être, si elle m’en laisse la chance, mais j’avais oublié : famille de sang ou famille de coeur, nous ne sommes pas obligés de se marcher les uns sur les autres…

Absence…

Cela va bientôt faire un moment déjà que je ne suis pas bien, j’ai le moral à plat et mon dernier article date de presque 2 mois.
J’ai bien conscience que je dois m’y remettre, autrement le démarrer il y a si peu serait stupide ou alors je me serais empêchée de le faire.

Depuis 3 semaines environ, mon amie de coeur, ma meilleure et même ma seule amie, celle qui connaît tout de moi depuis presque 14 ans (oh la la déjà), ne me parle plus. C’est d’un glacial… Mais le plus frustrant et déprimant c’est que j’habite chez elle depuis bientôt 2 ans.
Il est donc temps que je m’envole et retrouve mon indépendance, et qu’elle retrouve sa vie sans moi, la « super chiante ».

A l’origine de cet iceberg virtuel, il y a eu une engueulade entre sa mère et moi. J’étais en tort, je me suis excusée, mais le fait qu’elle ne me parle plus depuis tout ce temps et que la situation empire, je pense qu’elle a eu une version plus que disproportionnée, dans la mesure où la semaine de l’engueulade, on se parlait, peu car elle était hospitalisée plusieurs jours, moi j’aidais à la maison, et elle me répondait par Texto quand elle le pouvait.
Depuis, plus rien. On s’évite, je fais mon possible pour ne pas être dans son champ de vision parce que je ne suis pas masochiste au point de sentir être de trop à chaque fois que je la croise dans la maison, et j’ouvre le moins possible la bouche en sa présence, ma voix doit lui être insupportable.

L’on m’a dit que la situation n’est pas désespérée, mais je n’y crois plus.
Par le passé, lors de conflits, elle ne me parlait plus pendant des mois, le pire étant qu’une année, nous ne nous sommes pas parlé pendant 1 an et demi, mais à l’époque j’habitais à Paris et la distance était plus facilement supportable car je ne la voyais pas et ne ressentait pas autant les effets de l’ignorance à laquelle je suis confrontée actuellement. Et plus le temps passait, moins elle avait envie de rediscuter avec moi et d’avoir une discussion sérieuse.
Et puis j’avais d’autres amies à Paris, à l’époque.
Plus maintenant, je n’ai plus qu’elle.
Cela risque donc de prendre des mois…

Dans quelques semaines je ne serais plus là, et ça elle va l’apprécier. Grandement. Moi aussi, mais je n’ai plus l’habitude de vivre seule. Et j’aurai besoin de bruit, trop de calme risque de m’achever.

Mon prochain article, dont je ne peux encore donner de date de publication, reviendra sur le but de ce blog.